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La vie des pôles

 

Dumont-d'Urville
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Concordia
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Le Nord
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Dumont-d'Urville

Informations géographiques 

Carte de l'Antarctique : la base Dumont d'Urville et la station Concordia sont soulignées en bleu (en bas, à droite de la carte)

Coordonnées géographiques de la base Dumont d'Urville : 66°40' Sud ; 140°00' Est

Coordonnées géographiques de la station Concordia : 75°06' Sud ; 123°23' Est

http://www.institut-polaire.fr/ipev/les_regions_polaires/antarctique (Antarctique sur le site de l'IPEV)

http://www.institut-polaire.fr/ipev/infrastructures_et_moyens/base_dumont_d_urville_terre_adelie (Base Dumont d'Urville - sur site IPEV)

Site donnant les informations météo des différentes stations antarctiques : http://www.wunderground.com/global/AA.html

 

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Informations sur la mission

Dumont d'Urville : La 58ème mission comprend 24 membres dont 3 femmes. Comme pour l'année précédente, il n'y a pas cumul de fonctions : le Chef de District (Dista) Thierry DELES et le médecin Gilles CHANET sont deux personnes différentes. C'est Charline Guérin, VCAT en glaciologie, et responsable de la tenue du journal de bord de la 58ème mission qui nous communiquera, chaque mois, les informations sur la vie du mois écoulé.

Photo de la 58ème mission


(Photo archives 58ème mission à DDU)

Les membres de la 58ème mission à Dumont d'Urville : de gauche à droite

Arrière plan :
Gérald AUBRY : Responsable technique 
Denis SOUVERBIE : Exploitant météo 
Joseph MORRETA : Technicien météo 
Régis TELLIER : Chef météo 
Gilles CHANET : Médecin 
Baptiste FOURNIER : Mécanicien de précision 
Mathieu QUATREVALET : Lidar 
Luc PIARD : Sismo magne 
Jean-Luc NEYRET : Cuisinier-Intendant 
Daniel CRON : Mécanicien diéséliste 
Jean-Gabriel COLL : Electrotechnicien 
Lionel MOREL : Boulanger/ pâtissier 
Thiery MORAZZANI : Chef centrale 
Jérémie MICHEL : Polyvalent 
Romain GARLET : Plombier 
Anne-Mathilde THIERRY : Biologiste (programme Ecophy)
Premier plan :
Florent SANSARLAT : Radio 
Thierry DELES : Chef de district (Dista) 
Jacques JULIEN : Gérant postal 
Henry HETROY : Mécanicien 
Cyril NAHON : Informaticien 
Elodie ANTOINE : Biologiste (programme OrnithoEco) 
Denis COTTEROT : Glacio (programme Cesoa - chimie de l'atmosphère) 
Charline GUERIN : Glacio (programme Cesoa - chimie de l'atmosphère)

 

Journal de bord de la 58ème mission à Dumont d'Urville, par Charline Guérin.

La météo à Dumont d'Urville : http://www.wunderground.com/global/stations/89642.html

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Le mot des hivernants avril 2008

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- Manchots empereurs
    (photo Anne-Mathilde Thierry, 58ème mission à DDU)

Communication avec la station de Concordia
Lundi 07 avril / 18h00 : Vacation radio entre la base Dumont d'Urville et la station franco-italienne de Concordia

Dehors il fait presque nuit, le vent glacial hurle à coup de rafales déchirées par les drisses des mâts d'antennes et siffle en forçant le passage dans les ouvertures de la GP-Radio. A l'intérieur, règne une ambiance particulière. Nous sommes plusieurs, silencieux, le regard tourné vers le matériel radio, comme s'il s'agissait d'un chapeau de magicien d'où sortirait un quelconque lapin. A la baguette magique, enfin au micro, Florent notre radio, tente d'ajuster la réception. Le bruit du vent est couvert par les parasites reçus, lorsque tout à coup, au milieu de cette "soupe", surgissent quelques mots d'une voix métallique et saccadée : "Dumont d'Urville ici Concordia, comment me recevez vous ?". Florent, s'empresse de répondre non sans émotion, partagée par tous, au vue des regards et des sourires que nous échangeons. Au delà de ces quelques mots banals, nous venons de briser par la voix, l'isolement commun à nos deux stations. 1200 kilomètres de glace nous séparent de nos voisins polaires. Le simple fait d'entendre et de parler à d'autres personnes qui comme nous sont ici en Antarctique, isolées de tout, c'est un peu se payer le luxe d'un voyage virtuel à travers les ondes. La voix de Jean-François, le chef de la station franco-italienne, déformée par la propagation, ajoute un côté surréaliste et très rétro à l'opération. L'émotion passée, les questions fusent sur le moral, l'ambiance, la température pour nous et l'état de la banquise, l'arrivée des Empereurs pour eux. Mais la technologie radio, qui plus est sous ces latitudes, n'étant pas la technologie satellite, la qualité de transmission se dégrade rapidement. Il est temps de prendre congé, non sans se promettre d'autres rendez-vous hebdomadaires. Thierry, notre chef de district, propose même pour agrémenter la chose, de partager ainsi une partie d'échec, le tout à plus de mille kilomètres de distance. Le pari lancé, nous refermons la porte de notre isolement, et … à lundi Concordia.

Jacques/GP-Télécom.

Ouverture banquise
18 avril : Ouverture officiel de la banquise

Elle s'est fait attendre, plusieurs fois elle nous a trompés. Déjà à la mi-mars l'espoir naissait à la suite d'une froide semaine mais tous ses efforts ont été vains à cause des douces températures de ce début de mois. Les quelques chutes de neige auraient pu avoir raison de sa motivation, recouverte d'un épais manteau blanc elle se retrouvait isolée du froid. Et pourtant, centimètre après centimètre elle s'est formée. Le 17 avril, une petite équipe de trois personnes décide de l'affronter au niveau du Pré et de l'île Rostand. Armés d'une foreuse, ils vont la cribler de trous, la sonder sur toute sa surface, prendre son pouls. Nous sommes alors tous à l'écoute de nos VHF pour suivre l'évolution de cette expédition. La sentence ne se fait pas attendre, le 18 Avril la banquise est déclaré ouverte.

Mais elle ne se laisse pas apprivoiser comme ça cette banquise. Las de tous ces sondages elle tentera d'engloutir discrètement notre foreur derrière l'île Bernard dès le lendemain. Elle n'aura que ses jambes, mais la piqûre de rappel est bien vive et nombreux sont les pièges qu'elle nous tendra au fil de l'hiver. En cette fin de mois, le périmètre ne cesse plus de s'agrandir, cap Prud'homme est de nouveau accessible à pied et cela pour la première fois depuis le 25 décembre dernier.

Bagage des poussins Pétrel Géant 
18 avril : Manip' de bagage de poussins Pétrel Géant sur l'île Rostand

Au petit matin, profitant (enfin !) de l'ouverture de la banquise, les ornithologues partirent accompagnés d'un petit groupe (composé de quelques heureux élus tirés au sort le soir précédent) afin de tenter d'approcher le trop légendaire "Pétrel Géant Antarctique" (ah bon, vous ne connaissiez pas ?!!). Moment symbolique que ce premier pas posé sur la glace ouvrant la perspective à d'interminables "odyssées polaires hivernales" (amen !) à venir ; il faut dire que nous commencions à tourner en rond sur notre petite île de quelques centaines de mètres carré, et depuis le temps que nous la voyions autour de nous à portée de pied, ça devenait frustrant ! Nous inaugurions de par là même et de bien belle façon la banquise...

Sur le chemin nous croiserons une colonne de manchots Empereurs devant lesquels nous resterons le temps de quelques minutes figés, silencieux, à les observer défiler... Décidément "magiques" ces voyageurs...

Cette manip' (entendez par "manip'" toute action physique entreprise pour effectuer une tâche concrète ici à DDU !) a lieu une fois par an et ne pouvait être entreprise auparavant car elle nécessite de se déplacer sur une île voisine à la nôtre : "Rostand" ; d'où la tant attendue "Ouverture banquise" ! Cette île nous est pratiquement interdite toute l'année, car il y réside un hôte de marque : le fameux "Pétrel Géant", une espèce protégée d'oiseau en déclin sur l'ensemble du continent antarctique, qui ne s'absente que de fin mai à mi-juillet ; à Pointe Géologie il n'en vit plus qu'une quinzaine de couples. La restriction du nombre de personnes du groupe associée à l'approche discrète et audacieuse (digne des meilleurs tacticiens et stratèges de guerre !) entreprise par les "ornithos" sont autant de facteurs à prendre en compte afin de les perturber le moins possible dans leur environnement.

En dehors du nombre relativement peu élevé d'individus de son espèce, sa caractéristique principale est bien entendu sa taille ; il est grand ; très grand même, puisqu'il rivalise avec certains albatros au vu de son impressionnante envergure (1,5 à 2 mètres !). Une autre caractéristique (bien moins valorisante en revanche) est "parait-il" (car nous n'aurons heureusement pas eu l'occasion de le constater) sa fâcheuse tendance à régurgiter un flot important et odorant de nourriture en partie dégradée en cas de gros stress.

Arrivés au sommet, le paysage qui s'offre alors à nous est "de toute beauté": le glacier de l'Astrolabe à gauche, la manchotière à droite, et entre les deux : des nids, poussins et adultes en vol. Nous voyons enfin la manchotière de près pour la première fois... ils sont nombreux... quasiment tous déjà réunis prêts à affronter l'hiver... et non loin, la cabane qui a servi à l'équipe de tournage du film "La Marche de l'Empereur".

Les quelques poussins Pétrels restant, nés il y a de cela plusieurs semaines, sont déjà très gros (c'est impressionnant!) et ont une démarche dégingandée assez comique il faut le dire ; ils râleront certes un peu mais la manip' se déroulera vite et bien : les 3 poussins se laisseront attraper et baguer sans difficultés. Un petit thé dehors pour finir face à l'océan glacé, histoire de fêter l'événement ; car mine de rien ces Pétrels Géants étaient aussi une première pour nos ornithologues !

Daniel CRON (2nd Centrale)

Impérial empereur

Les pétrels des neiges, les skuas et les manchots Adélie sont partis depuis plusieurs semaines vers le Nord, fuyant l'hiver rigoureux, le blizzard, les tempêtes et la banquise. Ils reviendront l'été prochain sur l'archipel de Pointe Géologie pour s'y reproduire. Une seule espèce animale ose affronter les basses températures et les vents violents de l'hiver austral : l'impérial manchot empereur (en plus de quelques rares hominidés bien emmitouflés, ou bien au chaud derrière une fenêtre dès que le vent souffle un peu trop fort).

Les manchots (famille des Sphéniscidés) sont des cousins des Pétrels et des Albatros, bien qu'ils ne volent pas. Sur les 17 espèces de manchots (qui vivent toutes dans l'hémisphère Sud), seules 2 se reproduisent sur les côtes antarctiques (hors péninsule) : le manchot Adélie (l'été) et le manchot empereur (l'hiver). Parlons des manchots empereurs justement… La population totale était estimée à 220 000 couples dans les années 90, répartis dans une cinquantaine de colonies. À Dumont d'Urville, on recense actuellement près de 3000 couples.

Quelques données sur les empereurs : Ces grands oiseaux (ils mesurent un mètre) se reproduisent tous les ans en pondant un unique oeuf au mois de mai, après une période de pariade et d'accouplement durant le mois d'avril. C'est le mâle qui assure la totalité de l'incubation de l'oeuf (65 jours) pendant que la femelle part en mer se nourrir jusqu'au mois de juillet. Le poussin est thermiquement indépendant de ses parents à partir du mois d'août. Il est nourri par ses deux parents jusqu'au mois de décembre, date à laquelle il partira en mer pour ne revenir sur la colonie que quelques années plus tard (les empereurs sont mâtures à l'âge de 5 ans, et les premiers retours sur la colonie se font dès l'âge de 4 ans). Les empereurs peuvent vivre jusqu'à une trentaine d'années. Ils plongent pour pêcher du krill et des petits céphalopodes jusqu'à 50 mètres de profondeur en moyenne, pendant 15 à 20 minutes (record enregistré à plus de 500 mètres).

Les mâles et les femelles ont un chant différent (le chant de la femelle est plus saccadé), ils sont aussi distinguables au début de la saison de reproduction par leur poids, les mâles pesant 40 à 45kg alors que les femelles n'en font que 30 en moyenne.

Ces oiseaux de l'extrême sont parfaitement adaptés au milieu dans lequel ils vivent. Leur plumage en "double couche", avec une coque externe pour l'isolation mécanique et du duvet pour l'isolation thermique, leur permet de minimiser leur consommation d'énergie : ils ont un métabolisme minimal à une température de -10°C (25°C pour un homme nu). Le comportement de "thermorégulation sociale" mieux connu sous le nom de "tortue" (les manchots se serrent les uns aux autres) est également source d'économies d'énergie quand les températures sont basses et les vents forts. Une tortue dure en moyenne 1h30 à 2 heures, elle se disloque alors que les températures en son cœur peuvent atteindre 37°C.

La colonie de manchots empereurs de Dumont d'Urville fait partie d'une Aire Spécialement Protégée de l'Antarctique (ASPA n°120). L'accès à la colonie et l'approche des manchots sont restreints à des travaux scientifiques soumis à autorisation. Mais les empereurs sont curieux, il est fréquent de voir des petits groupes s'approcher à quelques mètres de nous, nous invitant à les observer d'un peu plus près. Qui a dit que la curiosité était un vilain défaut ?

Anne-Mathilde THIERRY (biologiste - programme 137/Ecophy) / Charline GUERIN (programme chimie de l'atmosphère)

Formation G.I.E 
26 avril : Formation pour les volontaires du Groupe d'Intervention Extérieur

Faisant suite au premier volet de la formation aux premiers secours, destinée à tous les hivernants, une formation spécifique a été mise en place pour l'équipe du G.I.E (Groupe d'Intervention Extérieur). La première partie de ce module était orientée vers les techniques de relevage et de brancardage. Les secouristes ont ainsi pu se familiariser avec le matériel disponible sur la base (pulka, bannette, matériel d'immobilisation, …). Le second volet, était destiné à initier le groupe à l'utilisation du matériel de progression (crampons, piolets) et aux manipulations de cordes. Ce deuxième volet s'est déroulé non loin de la base, sur ''le petit Cervin''. Il semblerait que cette partie du cursus a éveillé chez quelques uns, une passion latente pour les univers glacés. Désormais, le groupe d'intervention dispose des bases nécessaires pour porter secours dans de bonnes conditions en cas d'accidents sur et en dehors de la base.

Thierry MORAZZANI (responsable centrale)

 

Si vous désirez revoir le mot des hivernants et les photos des mois précédents, consultez les archives :
Archives 58ème mission
Archives 57ème mission
Archives 56ème mission
Archives 55ème mission
Archives 54ème mission
Archives 53ème mission
Archives 52ème mission

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Photos du mois 

 

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(photo Anne-Mathilde THIERRY, 58ème mission à DDU)
Mais où est Charlie ?

 


(photo Daniel CRON, 58ème mission à DDU)
Pétrel géant devant la manchotière

 


(photo Daniel CRON, 58ème mission à DDU)
Poussin de pétrel géant

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La campagne d'été 2007 - 2008

A Dumont d'Urville :  

L'Astrolabe a effectué les cinq rotations prévues. 

Une campagne océanographique de biologie marine (ICOTA) a été réalisée le long des côtes de la Terre-Adélie pendant une partie du mois de janvier.

Les conditions de glace étaient relativement défavorables. 

Les travaux de rénovation et d'entretien des bâtiments se poursuivent. 

A Cap Prud'homme, la station de préparation des raids a été agrandie pour améliorer sa capacité d'accueil.

Rotations de l'Astrolabe :

Comme chaque année, cinq rotations de l'Astrolabe (R0 à R4) ont permis d'acheminer les personnels de campagne d'été, les hivernants de Dumont d'Urville, les équipements et les provisions nécessaires pour la base Dumont d'Urville et pour la station Concordia.
Télécharger le calendrier prévisionnel des rotations de l'Astrolabe (format pdf)  (sur le site de l'IPEV)

R0 : Le 28 octobre, l'Astrolabe quitte Hobart (Tasmanie). Le 4 novembre, le premiers vol d'hélicoptère, arrive sur la base. Le 5 novembre, le navire  est parvenu à 97 kilomètres de Dumont d'Urville où il est resté bloqué par la glace de mer. Ce sont les deux hélicoptères qui ont permis d'acheminer les personnels et le fret jusqu'à la base Dumont d'Urville. Le 10 novembre, l'Astrolabe repart vers Hobart, avec quelques hivernants de TA57, où il arrive le 21 novembre, pour y charger le matériel de la seconde rotation.

R1 : Le 5 décembre, l'Astrolabe quitte Hobart avec la plus grande partie des hivernants de TA58. Il passe à Commonwealth Bay pour déposer des Australiens, le 10 décembre, puis s'approche de Dumont d'Urville dans le pack le 11 et effectue le débarquement des personnels par hélicoptère. Il n'atteindra Dumont d'Urville que le 20 et en repartira le 22 avec un second groupe d'hivernants de TA57. Il arrive à Hobart le 28 décembre.

R2 : Reparti de Hobart fin décembre, l'Astrolabe arrive à Dumont d'Urville le 6 janvier. Il en repart le 10 pour effectuer la campagne de biologie marine ICOTA. Il récupère les Australiens (déposés en décembre) à Commonwealth Bay le 15 et est de retour à Dumont d'Urville le 20 janvier. Il repart de Dumont d'Urville le 22 et arrive à Hobart le 27 janvier.

R3 : L'Astrolabe quitte Hobart le 30 janvier en direction de Dumont d'Urville, il y arrive le 5 février et en repart le 11. Il arrive à Hobart le 17 février.

R4 : Dernière rotation de la saison. L'Astrolabe quitte Hobart le 18 février. Il arrive à Dumont d'Urville le 23 février. Il en repart le 27, avec les derniers personnels de campagne d'été, et arrive à Hobart le 3 mars.

Grâce à Google Earth, vous pouvez connaître en permanence la position de l'Astrolabe. Pour cela rendez-vous sur le site de l'IPEV à l'adresse suivante :
 http://www.institut-polaire.fr/ipev/infrastructures_et_moyens/l_astrolabe/position_de_l_astrolabe
et suivez les instructions pour installer le nouveau lien dans Google Earth.

 

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Concordia

Raids vers Dôme C 


(Photo Google Earth) Cliquer sur l'image pour la visualiser en plus grande dimension dans une autre fenêtre 

Ces raids (terminologie polaire pour désigner les transports terrestres utilisant traîneaux et tracteurs chenillés) sont destinés à acheminer tout le matériel lourd vers Dôme C où se trouve la station franco-italienne Concordia : provisions (sauf les vivres frais qui sont acheminés par avion), matériel de construction, matériel scientifique, carburant, etc. Comme chaque année, trois raids ont été nécessaires pour approvisionner Concordia. Les dates ci-dessous sont maintenant officielles.

Le premier raid de la saison 2007 - 2008 a quitté Dumont d'Urville, le 22 novembre. Il arrive à Dôme C le 4 décembre. Il en repart le 6 vers Dumont d'Urville qu'il atteint le 14 décembre.

Le second raid de la saison 2007 - 2008 a quitté Dumont d'Urville le 22 décembre et est arrivé à Dôme C le 2 janvier, il en est reparti le 4 pour regagner Dumont d'Urville où il est arrivé le 12 janvier.

Le troisième et dernier raid de la saison 2007 - 2008 a quitté Dumont d'Urville le 18 janvier, il a atteint Dôme C le 28 janvier et en est reparti le 30. Il était de retour à Dumont d'Urville le 6 février.

http://www.institut-polaire.fr/ipev/infrastructures_et_moyens/moyens_de_transport (les moyens de transport - sur site IPEV. Voir : "Les convois terrestres")

Station Concordia

L'équipe du quatrième hivernage comprend 13 membres (7 français et 6 italiens) dont 2 femmes (une française et une italienne). A Concordia, comme à Dumont d'Urville, le chef de mission (français)  Jean-François VANACKER ne cumule pas cette responsabilité avec une autre fonction. Le médecin opérationnel Roberto RAINIS est italien tandis que le médecin recruté par l'ESA, pour son programme de recherche spécifique (voir, ci-dessous, "La recherche à Concordia"), Laurent BONNARDOT est français.

Les programmes de recherche mis en œuvre par les hivernants couvrent les domaines suivants : astronomie, glaciologie, chimie de l'atmosphère, sciences de la terre, microbiologie et médecine. 

Les différents transports terrestres et liaisons aériennes, comme pour les saisons précédentes, ont permis la mise en place du matériel, des provisions et du personnel de l'hivernage.

Consultez le carnet de route des hivernants à Concordia
Concordia Sunday Herald 
Les hivernants de la base Concordia en Antarctique nous donnent de leurs nouvelles sous la forme d'une gazette, en français, avec articles et photos à l'appui.

Visitez le site Web consacré à la station Concordia :
http://www.concordiabase.eu
Ce site est actuellement en travaux et sera rouvert le plus tôt possible. Nous nous excusons de ce désagrément (traduction de l'avis en italien qui se trouve à cette adresse). Les textes sont en italien, en français ou en anglais suivant les sujets traités et selon celui qui les a écrit. La page d'accueil est en italien. N'oublions pas qu'il s'agit d'une station franco-italienne.

La météo à Concordia : http://www.wunderground.com/global/stations/89828.html

Ceux ayant une connaissance de l'italien pourront également consulter le site de la XXIIIe expédition en Antarctique sur la base italienne Mario Zucchelli dans la Baie de Terra Nova (premier lien ci-dessous), où vous pourrez trouver également des informations sur Concordia (second lien, direct, ci-dessous) :

http://www.italiantartide.it/Spedizioni/xxiii/index.php

http://www.italiantartide.it/Spedizioni/xxiii/vitainbase/Concordia/concordia.php

Retrouvez en archives : 

Lien vers les sites relatant la vie du troisième hivernage à Concordia

Lien vers le site relatant la vie du second hivernage à Concordia

Lien vers les sites relatant la vie du premier hivernage à Concordia

La recherche à Concordia

Les principaux domaines de recherche concernés sont : la glaciologie, les sciences de l'atmosphère, l'astronomie et l'astrophysique, les sciences de la terre, la télédétection et la biologie humaine et la médecine… Cependant, on voit se dessiner de nouvelles orientations avec une participation de plus en plus importante et de plus en plus formelle de l'Agence Spatiale Européenne (ESA). En effet, l'ESA diversifie ses coopérations avec le projet Concordia en amplifiant son implication dans le programme de Biologie Humaine et Médecine, et en s'engageant dans d'autres axes de recherche et le développement de nouvelles technologies ou applications.

La Biologie Humaine et la Médecine font maintenant l'objet d'un accord entre le projet Concordia et l'ESA pour mettre à profit les analogies entre les conditions de vie dans cette station et celles des futures missions planétaires comme par exemple l'exploration de Mars. On retrouve dans ces deux milieux hostiles les problèmes liés à la vie et au travail de petits groupes en situation isolée et confinée à long terme. Il en résulte la possibilité de réaliser des recherches pour la préparation de ces missions planétaires. Elles concernent bien entendu les domaines de la psychologie, de la sociologie, de la vigilance et du sommeil mais également ceux de la physiologie, de la biologie et de la médecine isolée. Ces travaux pourront également avoir des applications dans la pratique médicale courante en permettant le développement d'une instrumentation de surveillance de la santé ainsi que des techniques de prévention des maladies. Ainsi, l'ESA est chargée de l'organisation des appels à propositions de programmes, de leur évaluation scientifique et éthique, du soutien technologique à leur réalisation et du recueil des données. Le projet Concordia veille à la faisabilité et à la réalisation de ces travaux sur le terrain. Leur importance justifie la présence de deux médecins en hivernage et implique une participation régulière (environ 2h/semaine) de tous les hivernants. Les méthodes utilisées ne devront pas perturber significativement leurs activités nominales et utiliseront le plus souvent possible des techniques auto administrables par les participants eux-mêmes. Les prélèvements sanguins seront réduits au minimum grâce à des analyses en micro méthodes.

Par ailleurs, l'ESA et le projet Concordia développent en collaboration certains systèmes du support vie de la station avec en particulier la réalisation d'un équipement de recyclage des eaux usées. Il permettra, conformément aux termes du Traité de l'Antarctique, de ne pas polluer le site de Dôme C et de tester ces techniques en vue de leur utilisation dans les missions spatiales. Dôme C est également retenu par l'ESA pour des activités de télédétection. En effet, les caractéristiques uniques d'homogénéité de la surface neigeuse sur ce site sont idéales pour calibrer et valider les capteurs des satellites travaillant dans le visible et l'infrarouge. La réalité terrain permet d'étudier la physique des interactions entre la neige et les radiations électromagnétiques (voir ci-dessous, campagne DOMEX).

Il est vraisemblable qu'à moyen terme cette coopération de l'ESA avec le projet Concordia s'étendra encore bien au delà de ces sujets.

http://www.institut-polaire.fr/ipev/infrastructures_et_moyens/station_concordia_dome_c (Concordia - sur site IPEV)

 

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4ème Année Polaire Internationale (API)

" L'année 2007 marquera le 125e anniversaire de la première Année Polaire Internationale (1882-1883), le 75e anniversaire de la Seconde Année Polaire (1932-1933) et le 50e anniversaire de l'Année Géophysique Internationale (AGI). Ces Années Polaires et l'AGI ont très significativement contribué à des avancées majeures dans la compréhension des processus globaux et ont stimulé une intense collaboration internationale. "

C'est sur ce constat que le bureau exécutif de l'International Council for Science (ICSU) et la World Meteorological Organisation (WMO) ont décidé en février 2003 de constituer un groupe de planification pour une 4e API de mars 2007 à mars 2009. Ce groupe est présidé par le Professeur Chris Rapley, également Directeur du British Antarctic Survey. Il lui faut identifier de nouveaux problèmes scientifiques qui pourraient être résolus grâce à un véritable effort international. Il doit avoir un objectif large incluant les sciences sociales et les sciences naturelles et à la fois l'Arctique et l'Antarctique. Il est capital de comprendre le climat polaire, ses interactions avec les environnements polaires, les écosystèmes et les sociétés. Pour avoir une chance de comprendre le climat global actuel et ce qui pourrait advenir dans le futur, la communauté scientifique a besoin d'une meilleure connaissance de la situation aux pôles, de leur interaction et de leur influence avec les océans, l'atmosphère et les masses continentales. Les modèles climatiques actuels sont trop imprécis au niveau des zones polaires. 

Le Scientific Committee on Antarctic Research (SCAR) participe bien entendu à la préparation et à la mise en œuvre de cette 4e Année Polaire Internationale en soutenant de nouveaux grands programmes. Les principaux sont : 

l'Antarctique et le système du climat global (AGCS) sur les changements climatiques récents ;
l'évolution du climat Antarctique (ACE), ses modifications à long terme ; 
l'évolution et la biodiversité dans l'Antarctique (EBA) 
les effets de la conjugaison inter-hémisphérique dans la recherche soleil-terre et en aéronomie (ICESTAR) 
les environnements des lacs sub-glaciaires en Antarctique (SALE) 

De nombreux autres sujets sont encouragés. Les programmes doivent avoir un cadre international, favoriser l'utilisation des nouvelles technologies et tenter d'impliquer des pays parmi les moins développés. 

En France, la préparation de cette 4e Année Polaire Internationale est également en cours. L'IPEV prépare cet événement depuis plusieurs mois et propose ses principaux moyens pour la recherche dont, bien sûr, la station Concordia, la station Dumont d'Urville, la base J. Corbel au Spitsberg, les raids antarctiques et ses moyens maritimes. Il coopère avec un comité français pour l'Année Polaire Internationale qui vient d'être constitué et qui est présidé par Claude Lorius. La réalisation des programmes français s'effectuera via l'IPEV, à budget constant. Les propositions de programmes devront être soumises avant fin 2004. 

Souhaitons que, comme lors des précédentes Années Polaires ou AGI, la 4e Année Polaire Internationale soit l'occasion de nombreuses découvertes et développements scientifiques et qu'à travers les coopérations internationales et interdisciplinaires qu'elle suscitera, elle contribuera à la rencontre des jeunes générations de chercheurs de tous pays. 

Cet événement sera aussi un moyen de communication médiatique permettant de mieux faire connaître la recherche polaire et son importance pour la gestion de l'ensemble de notre planète. Il fera naître des vocations chez les jeunes. 

Pour en savoir plus, consulter :

le site de l'IPEV : http://www.institutpolaire.fr
le site de l'API : http://www.anneepolaire.fr
l'enquête "Plein feu sur les pôles" dans le Journal du CNRS. 
l'année polaire au CNRS : http://www.cnrs.fr/anneepolaire/
la Cité des Sciences à l’heure de l'Année polaire internationale : http://www.cite-sciences.fr/francais/ala_cite/evenemen/pole/index.html
Océanopolis (Brest), exposition "Voyages aux Pôles" :
http://www.oceanopolis.com/voyages_aux_poles/voyages_aux_poles.html

 

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L'Astrolabe



L'Astrolabe à Dumont d'Urville 

http://www.institut-polaire.fr/ipev/infrastructures_et_moyens/l_astrolabe (L'Astrolabe - sur site IPEV)

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Le Nord

http://www.institut-polaire.fr/ipev/les_regions_polaires/arctique (le Nord - sur site IPEV)

Des programmes de recherche se déroulent régulièrement au Groenland et au Spitzberg.

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L'IPEV

Le site de l'Institut polaire français Paul-Émile Victor

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Les TAAF

Le site WEB des Terres Australes et Antarctiques Françaises

La philatélie  (lien vers la page philatélie du site TAAF)

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Cette page a été mise à jour le 07/05/08.

Association Amicale des Expéditions Polaires Françaises  -  34, boulevard de Sébastopol - 75004 PARIS
Directeur de la publication : Claude Bachelard   -  Webmaster : Bernard Sinardet